Vous avez dit l'ENA ?
Depuis 2005 où je me suis véritablement mais virtuellement familiarisé avec la scène et les acteurs politiques français, j'ai développé peu à peu un amour "fou" pour l'ENA.
Plus tard, quand j'ai un peu connu comment ce monde et nos sociétés fonctionnent, j'ai su qu'on ne pourrait (devrait ???) laisser ces genres d'École de formation des gardiens du Temple aux mains de "Monsieur tout le monde", un risque que ne saurait prendre un État en construction. Ce constat n'est pas que valable au Togo. Il vaut pour toutes les grandes écoles de presque tous les pays. Cela va sans dire que les grandes écoles constituent toutes des lieux stratégiques pour tout État et même pour tout Pouvoir que ça soit dans un État démocratique ou non.
Revenons au Togo !
L'ENA forme les cadres moyens et supérieurs d'une dizaine au moins d'États en Afrique.
Personnellement, et considérant mon niveau d'étude, j'ai opté pour la participation au concours des cadres supérieurs.
Ce concours, parlons-en !!!
Ma décision de participer à ce concours a été le fruit d'une longue réflexion. J'ai consulté plusieurs sur mes chances d'être retenu surtout après l'épreuve orale qui suit la phase écrite qui, quant à elle, se déroule dans l'anonymat (qui se reconnaîtront certainement en lisant ces lignes).
En effet, à la complexité même d'accès par concours à une grande École dans le contexte togolais, s'ajoutent non seulement le fait que je ne suis pas dans un "milieu d'influence" (politique ou non) mais aussi, je semble être peu recommandable pour avoir affiché publiquement (par mes sorties médiatiques) que je suis un Être libre, qui compte le demeurer.
Après avoir consulté plusieurs et surtout après avoir fait ma synthèse, j'ai décidé de participer à ce concours. Svp, ne le répétez à personne : j'ai vu plusieurs qui se font passer pour des radicaux de l'opposition à ce concours. Pour moi, il n'y a aucun problème. J'ai un niveau de culture et de discernement qui me permet de savoir qu'il s'agit d'un concours pour devenir, en principe, un technicien (de l'administration) et non un politique. Encore que là, être politique ne veut pas dire être du Pouvoir. N'est-ce pas ? Vous savez désormais pourquoi je n'ai rien trouvé à (re)dire sur la participation des acteurs de premier plan ou non de la société -politiquement- civile ou encore de partis politiques se réclamant de l'opposition.
Jusque là, on peut s'efforcer de comprendre en partie la diatribe de Katakou.
Quand les tares annihilent les efforts inorganisés d'un Aigri
Contrairement à l'opposition et à ses Incultes qui essaient de trier l'eau chaude de celle froide, en face, se trouvent, visiblement, des gens plus organisés et plus planificateurs quand il s'agit de la conservation du Pouvoir. En réalité, contrairement aux "zouaves", certains savent ce qu'ils veulent. Et pour cela, soit ils laissent faire (style «laisser faire»), soit ils tentent la récupération en mettant toutes les chances de leur côté. Tout le contraire d'une opposition qui pue la corruption tout en se faisant passer pour l'incarnation de la Sainteté.
« Pour faire l'ENA (École Nationale d'Administration), il faut militer dans le parti au pouvoir» dixit Fovi Katakou
«Pour faire l'ENA» (pour reprendre sa formulation, ), on peut y être sans passer par la voie du concours (c'est d'ailleurs le cas de l'écrasante majorité des Énarques). Ces messieurs qui ont eu accès à l'ENA, sans concours ont-ils milité ou militent-ils aussi «dans le parti au pouvoir » ? Voyez-vous, Katakou doit apprendre à parler des choses qu'il connaît et surtout à discipliner ses idées s'il veut être d'abord utile à lui-même, et éventuellement à ses proches.
Quant aux "venus" sur concours, je ne mettrai pas ma main au feu pour toute la promotion (la naïveté n'est pas une qualité, lol !). Mais je me garderai d'être dans une généralisation qui frôle plus la bêtise que l'intelligence, plus l'imprudence que la prudence.
Avez-vous une idée de tout ce que «le Parti au pouvoir » a comme jeune militant ? Le minimum ne serait-il pas d'avoir une idée, ne serait-ce qu'approximative de l'effectif de ceux que vous prétendez combattre ? Maintenant, dites-nous pourquoi ceux là ont été choisis (puisque c'est votre thèse, n'est-ce pas ?) plutôt que d'autres ?
Le pire dans ces genres de pamphlets, c'est le poison qui s'y cache. Il s'agit d'un appel (involontaire ?) aux jeunes à déserter la fonction publique (et après, on (re)vient s'indigner, de façon inconséquente, qu'elle est remplie des gens qui se réclament du Pouvoir).
Après tout, n'est-ce pas cette attitude, consistant à se tirer constamment des balles dans les pieds et à accuser les autres qui fait que nous avons une "opposition" si lamentable et qui, en l'état actuel de la scène politique et sauf énorme retournement de situation tenant aux causes extérieures à cette opposition, ne pourrait prendre le Pouvoir ? Par ailleurs, comment est-on arrivé à avoir ces "presque-lettrés" comme fer de lance d'une opposition quoique sclérosée ?

Toutes nos félicitations mon Chu Abel.
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